La pollution acoustique

Chaque cétacé possède des caractéristiques auditives différentes et peut être sensible aux basses, moyennes ou hautes fréquences. En mer, l’Homme produit de plus en plus de bruits sur ces différentes fréquences, pouvant entrainer des modifications comportementales, et dans le pire des cas, altérer de façon irréversible leur audition.

Ces sons peuvent être une gêne lors de la recherche de nourriture ou provoquer un arrêt des communications. Ils peuvent affecter physiologiquement les animaux en entrainant des hémorragies internes ou des lésions tissulaires au niveau du système auditif.

 

Les bruits anthropiques ont de nombreuses origines comme les recherches sismiques ou encore les sonars militaires
Les travaux sous-marins et de recherche pétrolière et gazière génèrent une pollution acoustique importante à cause des techniques employées, comme les explosions ou les sonars, et des engins utilisés, comme les dragueuses ou les foreuses.
Le trafic maritime (navires de plaisances ou commerciaux) engendre aussi une forte pollution acoustique. L’économie humaine repose sur les échanges entre les pays et donc sur le trafic maritime. Les océans sont ainsi parcourus sans cesse par de nombreux navires créant un environnement sous-marin particulièrement bruyant pour les mammifères qui y vivent.

Navette de transport de personne.

Des navettes rapides de transport de personnes relient les îles de la Caraïbes.

L'Ecovoyage d'Arvik

Des navettes rapides de transport de personnes relient les îles de la Caraïbes.

L'Ecovoyage d'Arvik

Trafic maritime de la Caraïbe.

Le trafic maritime est dense et génère une pollution acoustique importante. On voit ici les plus fortes densités de bateaux en rouge.

Données cartographiques © Google, INEGI

Le trafic maritime est dense et génère une pollution acoustique importante. On voit ici les plus fortes densités de bateaux en rouge.

Données cartographiques © Google, INEGI

Une cause d'échouage ?

Le lien entre les échouages et le bruit anthropique est difficile à identifier car il nécessite une nécropsie spécifique sur des animaux morts très récemment. Pour des raisons financières et pratiques, les conditions sont rarement remplies pour effectuer la nécropsie. Ce lien a cependant été clairement prouvé concernant les grands plongeurs, et en particuliers les baleines à bec. Pour les autres espèces, on constate que de nombreux échouages massifs coïncident avec de forts bruits anthropiques comme l’activité des navires, les tirs sismiques ou encore l’utilisation de sonars à l’occasion d’exercices spécifiques.

 

photo du bandeau : carte Marine Traffic / Données cartographiques © Google, INEGI