Je consomme responsable

L'océan est constitué de gouttes d'eau.

Nous avons parfois le sentiment que nos initiatives individuelles peuvent paraître comme de simples gouttes d’eau isolées au sein d’un immense océan, mais cumulées les unes aux autres, elles peuvent avoir un réel impact. A son niveau, chacun peut agir pour la préservation des mammifères marins et de l’environnement marin en général en remaniant quelques éléments de son quotidien et en montrant ainsi l’exemple à son entourage.

Je diversifie ma consommation de poisson

Les mammifères marins sont affectés par la surpêche qui peut faire disparaître leurs ressources alimentaires. En diversifiant les espèces dans mon assiette, je contribue à limiter la pression sur une espèce en particulier.

Je privilégie les pêcheurs locaux

Les captures accidentelles de mammifères marins sont essentiellement provoquées par des pêcheries au large utilisant des engins de pêche spécifiques, comme le chalut pélagique et la senne. Les pêcheurs locaux n’utilisent pas ces engins. En consommant des poissons issus de la pêche locale, non seulement je participe à l’économie de mon île, mais je privilégie aussi des techniques de pêche provoquant moins de captures accidentelles.

Pour aller plus loin, je peux choisir particulièrement les espèces pélagiques, comme le thon, proposées par mon pêcheur local. En effet, ces espèces sont moins sensibles à la surpêche.

Marin-pêcheur martiniquais.

Marin-pêcheur martiniquais.

François Colas / Office français de la biodiversité

Marin-pêcheur martiniquais.

François Colas / Office français de la biodiversité

Je réduis la quantité de déchets que je produis

Transportés par le vent ou les rivières, les déchets produits sur terre se retrouvent toujours en mer où ils peuvent blesser les mammifères marins lorsqu'ils les ingèrent par exemple. Je peux limiter ma quantité de déchets en choisissant des objets réutilisables plutôt que jetables (des pailles en métal plutôt qu’en plastique par exemple ou encore de la vaisselle réutilisable lors de mes pique-niques).

Je peux aussi porter une attention particulière au suremballage. Il arrive souvent que les produits soient emballés à l’unité et regroupés dans un plus grand emballage, comme les paquets de biscuits par exemple. Je peux aller plus loin en choisissant d’acheter en vrac et de stocker dans des contenants adaptés si cela m’est possible.

Les sacs en tissu réutilisables sont aussi une bonne alternative aux sachets jetables pour les fruits et légumes par exemple, que ce soit au marché ou au supermarché.

J'achète mes produits secs en vrac.

Un exemple de stockage des produits alimentaire secs achetés en vrac.

Amandine Escarguel / Office français de la biodiversité

Un exemple de stockage des produits alimentaire secs achetés en vrac.

Amandine Escarguel / Office français de la biodiversité

Je limite l'utilisation d'objets en plastique

Le plastique peut mettre des centaines d’années à se dégrader dans la nature. Il se transforme en micro particules qui se répandent partout sur la planète, dans l’air que nous respirons, dans le sol où nous cultivons notre nourriture et où se nourrissent les animaux, et dans l’eau où vivent les mammifères marins et les poissons que nous partageons avec eux.
Lors de sa lente dégradation, le plastique va aussi libérer des produits chimiques qui vont contaminer les mammifères marins et affecter leur métabolisme ainsi que leur reproduction.

Pour mes objets du quotidien, je peux choisir des matériaux qui nécessitent certes de l’énergie pour leur production et leur transformation mais qui seront moins polluants lors de leur dégradation, comme le verre par exemple.