Les îles du nord

Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saba, Saint-Eustache

Les campagnes d'observation scientifiques 2021 ont débuté le vendredi 09 avril dans les îles de la partie nord des petites Antilles. Le catamaran accueillant les scientifiques et membres d'équipage est parti en milieu de journée de Saint-Martin pour rejoindre le point de départ des transects, ces lignes que suivra le bateau tout au long de la campagne.

Voici les communications envoyées depuis le bateau par les agents du Sanctuaire embarqués.

Premier jour de transect

10/04 - Magali

La journée commence au lever du soleil, on s'habitue au protocole et faute de baleine, nous nous entrainons à la reconnaissance des oiseaux.
Vers 16h, après de longs kilomètres de vide, un saut ! C'est un animal noir au loin, plus gros qu'un dauphin. Quelques minutes après, nous voyons plusieurs ailerons. C'est un groupe de globicephales, plus d'une vingtaine d'individus, dont de nombreux jeunes et même des nouveaux nés. Ils avancent en formation de déplacement en V. Après avoir pris des photos et dénombré les individus, nous poursuivons notre transect d'observation. 

Globicéphale tropical (Globicephala macrohynchus)

Globicéphale tropical observé lors de la campagne en mer en avril 2021.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Globicéphale tropical observé lors de la campagne en mer en avril 2021.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Sterne royale (Thalasseus maximus)

Une sterne royale (Thalasseus maximus)

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Une sterne royale (Thalasseus maximus)

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Observateur scrutant l'océan.

Observation attentive depuis l'avant du catamaran.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Observation attentive depuis l'avant du catamaran.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

A la recherche des baleines

11/04 - Magali

Nous déployons notre hydrophone à 5h30 du matin, qui nous indique, comme la veille, la présence de baleines à bosses. A 6h, les observateurs sont sur le pont pour commencer les transects. Quelques oiseaux défilent. Puis à 8h, première baleine à bosse, qui a furtivement montré son dos. A 9h30, une autre, cette fois juste un souffle. 
Puis, en naviguant vers les eaux profondes, le rythme d'observation ralentit. Quelques oiseaux, des petits patches de sargasses, un ou deux déchets. A 16h, en regagnant les abords du plateau continental, nous apercevons à nouveau une baleine à bosse qui se déplace rapidement. Puis nous traversons des "champs" de casiers à poisson, nous les comptons qui défilent tout autour du bateau. 
A 17h50, en approchant de Saint-Martin, une baleine à bosse nous surprend au loin, puis une deuxième, une troisième. Elles sautent, soufflent, nous montrent leur caudale. Trop loin toute fois pour prendre des photos. 
En replongeant notre hydrophone le soir nous écoutons avec plaisir de nombreux individus chanter. Nous espérons rencontrer à nouveau les baleines demain. 

Hydrophone.

Préparation de l'hydrophone avant sa mise à l'eau.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Préparation de l'hydrophone avant sa mise à l'eau.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

A l'écoute des mammifères marins.

A l'écoute des mammifères marins.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

A l'écoute des mammifères marins.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Souffle de baleine.

Souffle de baleine à bosse devant Saint-Martin.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Souffle de baleine à bosse devant Saint-Martin.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Rencontres en douceur

13 avril – Magali

Après une matinée calme, il est 14h quand l’équipe s’approche d’un plateau peu profond et observe une masse noire au loin, ressemblant à un tronc, qui disparait aussi discrètement qu’un sous-marin. Pas de souffle, pas de caudale, nous nous questionnons. Après quelques instants, la confirmation arrive : c’est une baleine à bosse. Son comportement très calme nous fait penser qu’elle se repose à la surface, dans un demi sommeil. En l’approchant, l’animal reste très calme mais s’intéresse au bateau et le longe pour l’inspecter, toujours en nageant à un ou deux mètres sous la surface.
Nous laissons la baleine, quand soudain apparaissent des petites dorsales tout autour de nous. Des dauphins tachetés de l’Atlantique, espèce rarement vue dans le Sanctuaire, sont aussi en phase de repos dans cette zone. Certains d’entre eux viennent à leur tour inspecter notre navire, ainsi que la baleine à une centaine de mètres. Le moment est magique, nous sommes captivés par cette rencontre apaisante. Après une prise de photo-identification, nous quittons le groupe.
Le soir même, à quelques minutes de la fin de notre transect aux abords d’Anguilla, nous faisons une nouvelle rencontre tout en douceur, une baleine à bosse et son nouveau-né. La mère, aperçue en train de sonder, se positionne sous son baleineau qui fait surface tranquillement en nous montrant son dos.

Caudale de baleine à bosse.

Caudale de la baleine à bosse

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Caudale de la baleine à bosse

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Dauphins tachetés de l'Atlantique.

Dauphins tachetés de l'Atlantique curieux s'approchant du bateau.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Dauphins tachetés de l'Atlantique curieux s'approchant du bateau.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae)

Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Baleine à bosse (Megaptera novaeangliae).

Magali Combes / Office français de la biodiversité

La chasse

14 avril – Magali

Les transects du Sanctuaire Agoa, bien que visant les cétacés, sont aussi l’occasion d’observer et de recenser les autres espèces. Ce jour-là particulièrement, nous assistons à des balais agités d’oiseaux et de poissons. Ce sont des chasses de thons, rameutant les oiseaux marins à des kilomètres. Sous l’eau, cela bouillonne, les thons accélèrent, sautent haut en l’air en poursuivant leur proie. Les fous bruns et fous masqués plongent pour eux aussi attraper les proies. Les sternes fuligineuses et les puffins d’Audubon s’agitent pour chasser en surface. Les frégates superbes harcèlent les oiseaux qui ressortent avec des poissons pour leur subtiliser leur butin. Passée la chasse, les oiseaux se reposent en radeaux, la mer redevient calme en un instant.

Décollage !

Décollage !

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Décollage !

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Scrutant le ciel.

A défaut de mammifères marins, nos observateurs scrutent le ciel pour reconnaitre les oiseaux marins.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

A défaut de mammifères marins, nos observateurs scrutent le ciel pour reconnaitre les oiseaux marins.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Fous bruns en vol.

Fous bruns en vol.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Fous bruns en vol.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Avitaillement

15 avril – Magali

Nous arrivons au mouillage à Marigot dans la nuit du 14 au 15. Le matin, nous nous réveillons tranquillement, prenons un bon petit déjeuner en nous remémorant notre semaine. Mais le repos n’est pas pour ce matin car l’avitaillement nous attend ! Tout le monde s’organise, rangement des affaires, liste de courses, allers-retours en annexe pour débarquer équipage, linge sale et poubelles, mission de remplissage essence et eau. Puis retour au mouillage, rangement des courses, livraison du linge propre, planning pour la prochaine semaine. L’équipe entière se mobilise et nous préparons le bateau pour sa deuxième semaine avec joie et complicité.
Après avoir sauvegardé et trié mes photos, préparé le matériel pour mon successeur, récupéré toutes mes affaires, c’est l’heure pour moi de quitter le bateau. L’expérience aura été riche, les baleines nous ont gâtés, la météo était clémente. Les nombreuses données acquises seront utiles pour le Sanctuaire. Personnellement l’expérience m’a beaucoup appris et les souvenirs sont nombreux.
Bon vent au prochain équipage pour la suite des transects îles du nord !

Mouillage à Marigot.

Mouillage à Marigot.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Mouillage à Marigot.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

La relève

16/04 - Gérald

Journée de changement partiel de l'équipe pour les îles du nord. Il s'agit d'un moment crucial pour le suivi puisqu'il fait se croiser les "anciens",  avec leur expérience des premiers jours, déjà amarinés, et les nouveaux, plein d'angoisses et d'espoirs (et potentiellement sujets au mal de mer). Mais cette journée d'échanges se passe au mieux, les derniers arrivés inspirés par les récits de rencontre des premiers. Et tandis que le bateau part s'installer au mouillage près de l'ilet Tintamarre, trois grands dauphins (tursiops) passent rapidement nous saluer. De quoi prédire de belles observations dans les jours qui suivent.
A la nuit tombée, le catamaran prend le large. Direction le point de départ du prochain transect qui débutera au petit matin.

Saint-Martin

Changement d'équipe à Saint-Martin.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Changement d'équipe à Saint-Martin.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Le temps s'arrête un instant

17/04 - Gérald

La journée débute vers 6h du matin, tranquillement, ponctuée d'observations d'oiseaux marins. Ce n'est que quelques heures plus tard que le passage très rapide de dauphins tachetés de l'Atlantique lance les hostilités. Malheureusement cette même rencontre, accompagnée d'un coup de vent, fait disparaître la casquette d'un membre de l'équipage dans les flots. Le vent souffle sur le deck, il ne faut rien laisser traîner ! 
Le reste de la journée se passe sans événement notable et ce n'est qu'en fin d'après midi, à quelques minutes de la rotation entre 2 équipes d'observateurs, que l'un d'eux s'écrie "baleine". A une vingtaine de mètres du bateau apparaît en effet une baleine, accompagnée de son baleineau. Elle longe l'embarcation et disparaît dans son sillage. L'instant est bref, mais au delà de la donnée collectée c'est toujours un beau moment pour les scientifiques.
Deux heures plus tard, une nouvelle rotation des observateurs semble inciter un groupe de grand dauphins à traîner quelques minutes à l'étrave du bateau. Curieux, ils viennent épier les observateurs autant qu'ils sont observés : les appareils photos mitraillent pour prendre leur nageoire dorsale en photo, ce qui permettra peut-être de les identifier dans le catalogue de photo identification.
La journée se termine sur ces belles observations et tout le monde se prépare pour une seconde nuit au large, ponctuée de quarts de surveillance que chacun effectue à tour de rôle.

Grand dauphin (Tursiops truncatus)

grand dauphin (Tursiops truncatus).

Maely Maruzzi / Office français de la biodiversité

grand dauphin (Tursiops truncatus).

Maely Maruzzi / Office français de la biodiversité

Breach

18/04 - Gérald

Départ du bateau à l'aurore, juste après l'habituelle immersion de l'hydrophone qui donnera de précieuses informations sur ce que l'œil n'a pu observer.
Le catamaran qui était jusqu'à présent au large se rapproche doucement de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, avec des fonds marins beaucoup moins profonds. Tous espèrent donc une multiplication des observations, notamment des baleines à bosse qui privilégient ces eaux pour leur reproduction. Mais à part de nombreux oiseaux marins, parfois regroupés et en chasse sur des bancs de poissons, les cétacés tardent à se montrer. L'absence d'observation reste une donnée en soi qui est utile pour définir les sites de présence privilégiés.
Finalement toute la journée se déroule sur le même schéma et seules quelques observations lointaines de breach ou de souffles confirmeront que les baleines sont encore dans le coin. Pas question de s'en approcher, l'objectif des transects est de suivre une route donnée, ce qui permettra aux scientifiques de réaliser des analyses statistiques fiables sur la répartition de ces animaux.
Le jour touche à sa fin lorsque le catamaran arrive a proximité de Saint-Barthélemy. L'équipage s'offre le luxe de poser le bateau au mouillage dans une baie de l'île, et grâce à ça une nuit de sommeil complet et réparateur.

breach

Breach de baleine à bosse.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Breach de baleine à bosse.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Oiseaux marins.

Oiseaux marins en vol.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Oiseaux marins en vol.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Observations lointaines

19/04 - Gérald

Nous quittons avec regret la petit baie de Colombier pour une journée de zig-zag entre les 2 îles de Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Nous sommes dans des eaux peu profondes, avec donc de grands espoirs d’observer à nouveau des baleines à bosse qui apprécient ce terrain de jeu pour leur période de reproduction. Les observations ne manquent en effet pas mais malheureusement assez loin du catamaran : un souffle par ci, une dorsale par là.  Il est vrai que nous sommes sur la fin de la saison et certaines sont peut-être déjà reparties vers leur zone d’alimentation. Le contraste avec les observations de la semaine passée plus dans le nord est frappant.
Un autre point qui marque aussi les observateurs est le nombre de paquebots de croisière dans la zone. Avec cette période sanitaire précaire, ceux-ci sont incapables de prendre des passagers, mais plutôt que de rester au port le moteur coupé, ils continuent d’errer à vide entre les îles, à vitesse réduite. Le carburant utilisé reste en effet moins cher pour les compagnies que de payer les redevances portuaires sur une longue période. Frugalité énergétique vous avez dit ? 
La journée se termine à Saint-Martin, côté hollandais, où nous jetons l’ancre avec plaisir pour une nouvelle nuit de sommeil tranquille.
 

paquebot

Un paquebot erre sans passagers.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Un paquebot erre sans passagers.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Journée ornitho

20/04 - Gérald

Nous nous éloignons de plus en plus des terres, à l’ouest de de Saint-Martin. Début des observations avec le lever du soleil car nous avons une longue distance à parcourir sur une journée. Et quelle journée... Pas un cétacé en vue. Le vent monte doucement en même temps que le soleil, à la limite du 5 nœuds. Le vent est à la fois notre allié et notre ennemi durant une telle mission : naviguer avec les voiles levées nous permet de gagner en stabilité et en vitesse mais il crée aussi de l’écume qui rend les observations plus hasardeuses ; Difficile de différencier une vague d’un aileron de cétacé au loin.
Côté oiseaux, les observations sont par contre très riches : sternes fuligineuses, sternes royales, noddis bruns, fous bruns, océanites, fous masqués, frégates…  des nuées de plusieurs centaines d’oiseaux en chasse. Nous traversons à un moment une de ces chasses et sommes entourés des cris de toutes ces espèces qui se battent pour le menu fretin s’agitant sous les vagues.
Un peu déçus malgré tout de l’absence de mammifères marins lors de ces observations, nous terminons par une navigation de nuit afin d’être dès le lendemain au bon endroit pour enchainer sur la dernière ligne de la session.

fou brun

Fous bruns en vol.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Fous bruns en vol.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Une météo musclée

21/04 - Gérald

Après une nuit musclée au large, avec un long quart de 3h, les observateurs attaquent à nouveau dès le lever du soleil. Le vent ne faiblit pas et nous sommes à la limite du protocole. Techniquement à 5 beauforts il n’est plus question de débuter les observations. Mais notre situation au milieu de la mer des Caraïbes à plusieurs miles d’un abris nous oblige à continuer. La question se pose pour la suite de la journée avec le temps qui continue à se gâter : ce leg est le dernier de la session mais nous voulions récupérer les quelques miles d’observations non réalisées la semaine passée. Malheureusement ce ne sera pas possible cette semaine car à la fin de notre leg nous avons dépassé les 6 beauforts et les prévisions annoncent encore un durcissement des conditions. La décision est donc prise de rentrer au mouillage à Saint-Martin.
Sur la route le vent monte à 30 nœuds, nous avons bien fait ! Chacun gère au mieux les conditions tandis que le skipper nous ramène à destination. A la pointe d’Anguilla des dauphins tachetés, peu gênés par les vagues, viennent malgré tout nous saluer à la proue. Ils ne seront pas comptabilisés dans le protocole car nous sommes hors de notre zone d’observation, mais nous notons malgré tout l’observation.
De retour au mouillage il est temps de donner un petit coup de propre au bateau et de commencer les préparations pour le départ de la prochaine session vendredi !

instruments

Garder le cap en surveillant les conditions météorologiques.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Garder le cap en surveillant les conditions météorologiques.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Entre Saint-Eustache et Saint-Christophe

24/04 - Jérôme

Nous partons de St Martin dès que les invités de St Eustache nous rejoignent vendredi soir. Nous naviguons de nuit pour atteindre le début du transect au petit matin.
A 6h nous commençons les transects après un point hydro. Nous croisons dans les eaux de St Eustache toute la journée. Seul un groupe de dauphins tachetés pantropicaux est observé entre St Kitts et St Eustache.
Après 12h d'observation, nous mouillons à St Eustache pour la nuit.

Dauphin tacheté pantropical (stenella attenuata).

Les dauphins tachetés de l'Atlantique croisent la route du catamaran.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Les dauphins tachetés de l'Atlantique croisent la route du catamaran.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Où sont ils ?

25/04 - Jérôme

Départ à 4h du mouillage pour rejoindre le début du prochain transect. L'itinéraire de la journée nous fait croiser autour de Saba et sur le plateau sous-marin de Saba Bank. Aucune observation de cétacé, alors qu'une baleine à bosse a été observée la veille par nos partenaires de Saba. Après notre point hydro de fin de journée, nous rejoignons Saba pour la nuit.

26/04 - Jérôme

Cette journée est très similaire à la veille. Les conditions de mer ne sont pas très favorables (Beaufort 4, plus d'un mètre de houle). Le ciel se couvre dans la journée et nous prenons même un gros grain en fin d'après-midi qui nous contraint à interrompre momentanément l'observation. Nous passons la nuit à la cape, sous la lumière de la pleine lune.

27/04 - Jérôme

Réveil 5h30. Les grains nous tournent autour toute la journée, et, bien que nous évitions la plupart d'entre eux, certains nous arrosent copieusement. En fin de journée, à quelques milles de la fin du transect, un groupe furtif de dauphins est aperçu au loin. Maigre consolation.
L'ensemble du bloc sud est terminé à 19h. Nous allons pouvoir remonter vers St Martin pour parcourir quelques transects qui n'ont pas pu être effectués en première semaine.

océan

Seuls quelques oiseaux viennent attirer l'oeil.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Seuls quelques oiseaux viennent attirer l'oeil.

Gérald Mannaerts / Office français de la biodiversité

Fin de campagne

28/04 - Jérôme

Nouvelle nuit en mer et réveil au petit matin au large de St Martin. Nous remontons le transect vers le nord. Malgré des conditions d'observation difficiles, trois groupes de dauphins, dont des dauphins tachetés de l'Atlantique et des péponocéphales sont observés. Quelques minutes après avoir changé de cap pour revenir vers St Martin, le vent se lève encore. Il dépasse rapidement les 30 nœuds . L'observation est interrompue, et ne sera pas reprise de la journée. Les coups de vent et les grains vont se succéder tout l'après-midi. Nous arrivons finalement à St Martin en début de soirée.

La campagne CARI'MAM dans les îles du Nord est terminée. L'équipage est satisfait et content de rentrer après 3 semaines intenses.

coucher de soleil

Coucher de soleil antillais.

Magali Combes / Office français de la biodiversité

Coucher de soleil antillais.

Magali Combes / Office français de la biodiversité