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Publication du rapport de synthèse d’exploitation de toutes les données "cétacés" disponibles

13/06/2016

Outre Agoa, de nombreuses structures étudient les cétacés et collectent de la donnée. Ces structures, associatives, privées ou publiques, recueillent des informations diverses (observation, photos, etc.) via des protocoles souvent très différents.

Le sanctuaire Agoa a commandé un rapport d’analyses de ces données variées que les acteurs ont bien voulu mettre à notre disposition. Ainsi l’Observatoire Pélagis a pu fournir une analyse globale de ces informations et quantifier l’effort de recherche dans le sanctuaire.

Qui a participé et comment ?

Ce projet n’aurait pu voir le jour sans l’aide des nombreuses structures qui ont fourni les données :

  • IFREMER,
  • Biotope,
  • OCETAM,
  • STENELLA,
  • OMMAG,
  • DEAL Martinique,
  • Grand port maritime de Guadeloupe.

Par ailleurs, les observations collectées à l’occasion des campagnes Agoa, Karubenthos et REMMOA ont été intégrées à cette analyse.

En plus de donner le détail de leurs observations (date, espèce, coordonnées GPS…), les structures ont renseigné leur effort de recherche grâce à un travail minutieux sur des cartes fournies par l’Observatoire Pélagis.

Les résultats

L’intérêt de cette étude est de pouvoir pondérer les observations avec un effort de recherche.

En effet, les cartes de distributions classiques peuvent fausser l’interprétation des données. Par exemple, une zone fortement prospectée comme le triangle Pointe-des-Châteaux – Désirade – Petite-Terre, regroupe une grande quantité d’observation. Au contraire, la zone du Sud-Ouest de la Guadeloupe rassemble moins d’observations mais est aussi moins prospectée. Sur une carte de distribution (qui ne montre que les observations), on pourrait penser qu’il y a plus de cétacés dans la première zone (Pointe-des-Châteaux – Désirade – Petite-Terre), mais en pondérant avec l’effort, c’est-à-dire le nombre de passages dans les zones, l’étude montre que l’indice de présence des cétacés est en fait similaire pour ces deux zones.

Quelle utilité pour Agoa ?

Ce travail réalisé par l’Observatoire Pélagis permet à l’équipe technique d’Agoa de déterminer les zones qui ont été faiblement prospectée et où il y a une nécessité plus grande d’acquisition de connaissances. Ainsi, certaines zones côtières (Nord-Est et Sud-Ouest de la Guadeloupe, Nord-Est de la Martinique et Est des îles du Nord) et les zones pélagiques nécessitent un effort supplémentaire d’acquisition de données.

Ce rapport a aussi permis de mettre en évidence certaines zones à fort indice de présence des cétacés (Sud-Est et Ouest de la Guadeloupe, Est et Ouest de la Martinique du Nord et Nord-Est des îles du Nord), permettant ainsi d’identifier des zones d’importance pour la préservation des cétacés à l’échelle d’Agoa.

Ce travail nous permet ainsi :

 

  • d’actualiser l’état des connaissances pour le futur plan de gestion
  • d’alimenter la réflexion pour construire le tableau de bord d’Agoa : quels suivis à long terme pour évaluer l’action d’Agoa ?
  • de disposer d’un socle d’information pour rendre des avis.

Quelle suite pour ces travaux ?

Les résultats de cette étude ne reflètent pas complètement la réalité. En effet, les structures ayant participé à cette étude ne sont pas les seules à observer les cétacés. Diverses organisations associatives, privées ou publiques rassemblent des informations sur les mammifères marins du sanctuaire Agoa et pourraient améliorer les résultats de ce rapport grâce à l’intégration de leurs données.

Le sanctuaire Agoa invite ces structures à partager leurs informations afin de réaliser une mise à jour de ce rapport et ainsi avoir une meilleure connaissance de l’occupation du sanctuaire par les cétacés. Ces informations sont essentielles pour une meilleure préservation de ces animaux.

N’hésitez pas à contacter l’équipe technique d’Agoa, si vous souhaitez participer à ce projet (maxime.sebe@aires-marines.fr). 

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