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Première formation désenchevètrement des grands mammifères marins organisée par Agoa et la Commission baleinière internationale

01/12/2015

L'enchevêtrement des mammifères marins dans les cordages, engins de pêches ou autres débris marins est une menace réelle et croissante pour la survie de ces animaux.

Même si l'estimation reste difficile, un rapport récent de la commission baleinière internationale estime à plus de 300 000 au niveau mondial le nombre de baleines et de dauphins qui meurent chaque année des effets directs et indirects des désenchevêtrements.

Pour autant, les opérations de désenchevêtrement sont complexes et risquées, et répondent à des règles de sécurité et des protocoles précis.

Une première session de formation sur la zone Antilles

Le sanctuaire Agoa a organisé une première session de formation aux techniques de désenchevêtrement en partenariat avec la commission baleinière internationale, le réseau national échouage (RNE - point focaux Guadeloupe et Martinique), le Parc national de la Guadeloupe, le Parc naturel régional de la Martinique, l’ONCFS, la DEAL Martinique, la DM Martinique.

Près d'une trentaine de participants formés

La formation de 2 jours (une journée théorique une journée de pratique en mer) a été dispensée par David Matilla expert de la Commission baleinière internationale qui coordonne le  réseau mondial d’opérateurs formés à ces techniques.
Une session s’est tenue en Guadeloupe les 1 et 2 décembre et une en Martinique les 3 et 4 décembre 2015.
Près d’une trentaine de participants a été formée : gestionnaires d’aires marines protégées, gendarmes maritimes, représentants du CROSS AG, de la Division de l’Action de l’Etat en Mer, représentant des Douanes, de l’ONCFS – service mixte de police de l’environnement, de la DEAL, des DM, de la SNSM, des pompiers.
Trois participants de la Dominique ont également pu assister à la formation, invités par Agoa (en coordination avec le Département « Fisheries » de La Dominique). La société « l’Expresse des iles » a pris en charge leur traversée en bateau.

Première initiative à consolider

A ce jour, en France, aucun encadrement légal ne précise en détail les protocoles et procédures d’interventions dans ce type de situation (par exemple la « carte verte » n’est pas requise pour ce type d’intervention). Une circulaire ministérielle est actuellement à l’étude concernant ce sujet et devrait préciser les rôles de chacun.

Le RNE (Réseau National Echouage), coordinateur de la « réponse échouage », a vocation à assurer ce rôle d’animation et de coordination des acteurs sur ce type d’intervention également.

D’autres sessions de formations et « de rafraîchissement » seront encore nécessaires à l’avenir pour consolider les compétences de l’ensemble des acteurs.

 

 

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